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COVID-19. A lire… Important!

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Ces mesures sont prises par le Gouvernement fédéral et le Gouvernement wallon.

Pour voir les mesures, cliquez ICI

Inauguration de la nouvelle bibliothèque Maurice Carême

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Mesdames, Messieurs,

Chers amis de la lecture publique,

C’est avec une grande fierté, vous le comprendrez aisément, que je prends la parole aujourd’hui pour vous accueillir à cette inauguration tant attendue de notre nouvelle bibliothèque communale…

Un superbe écrin annexé au magnifique outil culturel, économique et événementiel qu’est notre Sucrerie. Et je dois vous avouer que je me félicite, en toute humilité, d’avoir, à l’époque, en tant qu’Echevine de la Culture, insisté pour que cette intégration stratégique soit prise en compte dans la conception du bâtiment. Je tiens d’ailleurs à remercier pour cette réalisation particulièrement qualitative les bureaux d’architecture ADE et Montois Partners, la société Strabag-Moury ainsi que Madame Thiry de Belfius qui nous a accompagnés tout au long de ce dossier.

Je vous invite à jeter un oeil dans le rétroviseur… et vous constaterez que l’histoire de notre bibliothèque communale fut loin d’être un long fleuve tranquille…

Elle naquit en 1885 dans la demeure de Monsieur DEVREUX, alors Président de l’extension de l’ULB, sous la forme… d’UNE armoire à livres…

Ces livres furent, au fil du temps, stockés dans divers endroits et notamment dans la caserne située dans la rue de Nivelles, avant d’être, durant la seconde guerre mondiale, misérablement entreposés, par terre et sous clé, dans une mansarde de la rue Lambert Fortune. L’Hôtel de Ville avait en effet été détruit par le bombardement de 1940 et l’administration qui avait dès lors cruellement besoin de locaux investit la caserne.

C’est après la Libération que des Amis de l’Extension de l’ULB décident de remettre sur pied la bibliothèque puis de céder le fonds à la Ville. La bibliothèque s’installe alors dans la salle de gymnastique de l’ancien Athénée qui avait été repris par la Ville et qui se situait à l’emplacement de l’actuelle Galerie des Carmes.

C’est de cette époque que date la réelle professionnalisation de la structure, même si les conditions d’exploitation de ce bel outil culturel relevaient alors, il faut bien le dire, d’un véritable parcours du combattant ! Pour l’anecdote, sachez qu’il n’y avait pas de budget pour le chauffage et que les pauvres bibliothécaires devaient se débrouiller pour alimenter le vieux poêle à bois…

C’était cependant sans compter sur la volonté et la détermination de personnes que je veux mettre à l’honneur et remercier au nom de la Ville pour le rôle capital qu’ils ont joué à ce moment crucial du développement de notre bibliothèque : Monsieur et Madame Albert Loicq ainsi que leur fils Guy, lequel y a œuvré pendant plus de 65 ans sans relâche, Monsieur Joseph Poche ainsi que Monsieur Jean Noël que je salue et qui, pour l’anecdote, une fois échevin, veilla à ce qu’un budget fut enfin dégagé pour le chauffage… Sans oublier les bénévoles de la première heure dont certains sont présents ce soir.

Mais l’histoire de notre bibliothèque ne s’arrête pas là ! d’autres déménagements successifs viendront s’ajouter avant qu’elle ne se pose, in fine, en 1979, dans la Galerie des Carmes où elle restera durant 40 ans… C’est à ce moment qu’elle se dota du nom de Maurice Carême, l’enfant du pays qui nourrissait pour sa ville natale un réel sentiment amoureux, comme peut en attester Madame Jeannine Burny, Présidente de la Fondation dédiée au poète, et que je remercie chaleureusement pour la belle collaboration que nous développons depuis de nombreuses années.

Il faudra donc finalement compter 9 déménagements successifs pour qu’enfin notre Bibliothèque puisse trouver sa place dans ce superbe lieu qu’est la Sucrerie.

58.000 livres qu’il fallut transporter vers ces locaux plus spacieux, plus modernes, plus lumineux, moins énergivores, qui donneront une nouvelle dimension et un nouveau souffle à des activités d’ores et déjà nombreuses et qualitatives.

Il m’importe donc de remercier toute l’équipe qui a su, sous l’égide de Catherine Pirart, responsable des bibliothèques communales, organiser de manière ordonnée et réfléchie ce déménagement. 

Sans oublier bien évidemment tous les précieux bénévoles qui les accompagnent depuis de nombreuses années.

Grâce à eux tous, le défi a été relevé…

Je voudrais également remercier chaleureusement pour son appui la Fédération Wallonie Bruxelles et j’en profite pour saluer la présence parmi nous de Monsieur Mathieu LALOT, représentant de Madame la Ministre Bénédicte LINARD, de Monsieur Simon LEUNIS, Inspecteur au Service Général de l’Inspection de la Culture, de Madame Diane Sophie COUTEAU, Directrice du Service de la Lecture publique, ainsi que de Madame Silvana MEI, Directrice de la Bibliothèque centrale du Brabant wallon.

L’espace qui nous réunit aujourd’hui a pour but de nous inviter à un moment de détente mais aussi de permettre qu’on s’y cultive au travers d’outils d’apprentissage et d’ouverture sur le monde. Car si le livre reste encore cet outil formidable, nous assistons cependant à une diversification des supports de lecture. Les prochains orateurs ne manqueront pas de revenir sur ce point…

Notre bibliothèque est un projet ambitieux et généreux, tourné vers la diversité des publics et le dialogue des cultures. Elle a une portée politique au sens le plus noble du terme, en cette époque où prolifèrent les populismes, les obscurantismes et les tentations de repli sur soi. Elle se veut un outil accueillant, ouvert à tous et à toutes les générations, un lieu de rencontre et d’échanges, un lieu de VIE où l’on se sent bien.

C’est pourquoi, il est très important de donner l’accès au livre dès le plus jeune âge et, par ce biais, de susciter un désir de connaissances. Le livre doit continuer à jouer un rôle pluraliste dans la circulation des idées, dans le plaisir de l’imaginaire tout en favorisant le plaisir des savoirs.

Lire c’est se donner la possibilité de s’armer, c’est se protéger d’un monde tourmenté, sous tension.

Marguerite YOURCENAR faisait dire à son Hadrien : « Fonder des bibliothèques, c’était encore construire des greniers publics, amasser des réserves contre un hiver de l’esprit qu’à certains signes, malgré moi, je voyais venir ».

Plus que jamais cette phrase doit résonner à nos oreilles…

Aussi, tant que nos greniers ressembleront à notre bibliothèque Maurice CAREME, tant que la lecture sous toutes ses formes restera accessible à tous publics, nous disposerons du meilleur vecteur pour que l’hiver de l’esprit ne s’installe jamais.

Bienvenue à la Bibliothèque Maurice CAREME : lisez, pensez, critiquez, rêvez, mais surtout vivez…

Merci pour votre attention.

Françoise Pigeolet

Inauguration de « La Sucrerie »

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Monsieur le Ministre–Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles ;

Mesdames les Ministres wallonnes et de la Fédération Wallonie Bruxelles ;

Messieurs les Ministres d’Etat ;

Monsieur le Gouverneur ;

Messieurs les Députés Wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ;

Monsieur le Président du Collège provincial ;

Madame et Messieurs les Députés Provinciaux ;

Madame la Première Echevine, Madame et Messieurs les Echevins, Mesdames et Messieurs les Conseillers Communaux et de CPAS ;

Monsieur le Commissaire divisionnaire de la Police locale ;

Mesdames et Messieurs les Bourgmestres ;

Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités,

Bienvenue à vous tous,

Nous attendions ce moment depuis si longtemps…

Je voudrais donc vous dire toute l’émotion et la fierté qui sont les miennes et celles de l’ensemble du Collège communal, d’être aujourd’hui parmi vous pour l’inauguration de ce merveilleux bâtiment.

Pour une ville, inaugurer une telle infrastructure est un acte majeur.

Pour un bourgmestre, c’est, faut-il l’avouer, un privilège rare.

Votre présence, si nombreuse et si qualitative, atteste d’ailleurs bien du caractère exceptionnel de l’événement.

Fruit d’une longue gestation qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et mis à plusieurs reprises nos nerfs à rude épreuve, ce projet superbe mais compliqué a connu divers aléas qui eurent pour effet d’allonger les délais…

« Il n’y a pas de réussite facile… » disait Proust.

Cette fois, nous y sommes enfin !

Initié et présidé dans sa conception par notre ancien Bourgmestre, Charles Michel, puis concrétisé par une poignée de personnes que j’aurai tout à l’heure à cœur de remercier, ce hall culturel polyvalent constitue un instrument essentiel destiné à nous accompagner dans notre quête de développement.

Symbole de dynamisme dans une zone urbaine actuellement en pleine mutation, outil à la fois culturel, économique et événementiel, la Sucrerie est à la mesure de l’ambition que nous nourrissons pour Wavre.

Désormais tête de pont de notre Ville chef-lieu du performant Brabant wallon, elle constitue le signal d’une ville qui, au lieu de se recroqueviller, s’ouvre, entreprend, se modernise, innove.

Un message d’optimisme et de confiance en l’avenir adressé aux Wavriens mais aussi à l’extérieur.

En tant que fervente adepte de l’économie mauve, j’en suis convaincue :

Faire le pari de la culture tel que nous l’avons fait, c’est se tourner vers l’avenir et contribuer à de nouvelles dynamiques territoriales.

La culture a en effet déjà largement prouvé qu’elle pouvait être un véritable vecteur de croissance contribuant à la dynamique de l’économie générale d’une ville et d’une région en développant son attractivité.

Aux plus sceptiques qui pourraient nous reprocher notre audace, je rappellerai l’exemple de l’Islande qui connut en 2008 la pire crise financière de son histoire. La première mesure d’urgence prise par son Président fut de décréter la construction d’une salle de concert, pour relancer l’emploi mais aussi pour redonner de la confiance en l’avenir. Le projet du Louvre-Lens en France repose sur le même principe.

Car quoi qu’en pensent certains, un centre polyvalent n’est pas un luxe. C’est au contraire un instrument pour aller à la conquête de la croissance. C’est un enjeu vital pour une ville comme la nôtre que de créer l’événement, de montrer son dynamisme et d’attirer les talents.

Et vous me permettrez de détourner la phrase de Voltaire selon lequel « on peut juger du caractère d’un homme à ses entreprises » en affirmant que « l’on peut juger du caractère d’une ville à ses réalisations ».

Fruit d’une véritable volonté politique, ce lieu que nous avons voulu pluriel sera certes amené à répondre aux attentes de la population wavrienne mais aura, de par ses qualités techniques, une portée qui dépassera largement nos frontières communales.

Il m’importe ici de remercier solennellement la Province du Brabant wallon pour le soutien financier important qu’elle a apporté au projet. Le rayonnement du Hall, espace complémentaire à l’offre existante dans notre province, concernera en effet tous les Brabançons.

Je vous invite à présent à découvrir notre Sucrerie dont le nom, vous vous en doutez, n’a pas été choisi au hasard…

Il fait en effet à la fois référence au passé industriel et économique du lieu puisque c’est ici même qu’était implantée l’ancienne sucrerie Naveau qui ferma ses portes en 1975, mais il suggère également toute la douceur des gourmandises culturelles qu’il nous sera donné d’y découvrir…

La Sucrerie, lieu d’ouverture et de rassemblement, lieu de passerelles alliant culture et économie, trait d’union entre tous les publics, peut donc désormais prendre son envol…

Rien cependant n’aurait été possible sans l’implication et le travail de nombreuses personnes que j’ai ici à cœur de remercier, exercice toujours périlleux, tant je crains d’oublier quelqu’un… Je remercie donc :

  • les élus de la mandature actuelle mais également de la précédente, conseillers et échevins, qui ont décidé de soutenir ce projet ;
  • le Collège provincial du Brabant wallon ;
  • les agents de l’administration communale qui ont accompagné le dossier ;
  • les architectes des bureaux  ADE Architects et Montois Partners Architects qui ont conçu ce superbe outil : Messieurs Jean Mathieu, Marc Stryckman, Sébastien Lemaître et Thierry Trenchant ;
  • pour la société LAVALIN spécialisée en Stabilité et Techniques spéciales : Messieurs Freddy Poncelet et Marc Coppen ;
  • pour la société ARTSCENO responsable de la scénographie : Monsieur Philippe Warrand et Madame Clémentine Lebret ;
  • pour l’ Entreprise générale  STRABAG/ MOURY : Messieurs Jean-Louis Decock, André Martin, Hasan Kocak, Thomas Paris, Philippe Junius, Bruno Dupont, Othmane Bari et Eric Coucke ;
  • pour le Bureau d’étude en stabilité BSOLUTIONS : Monsieur Fabian Pirard ;
  • pour la société NIZET, sous-traitant en Electricité : Messieurs Quentin Lebacq et Sébastien Bidoul ;
  • pour la société PUTMAN, sous-traitant en scénographie : Messieurs Benoît Bourez et Johan Deboever ;
  • pour la Banque Belfius : Mesdames Vanessa Thiry et Delphine Rose-Belle ;

Je remercie également Le Réseau d’Energie de Wavre (REW) et notamment son Directeur, Monsieur Roger le Bussy,

ainsi que TVCom, notre télévision communautaire, pour la réalisation des capsules.

Et enfin,

  • Merci à l’équipe de la Régie Communale Autonome Wavrienne : Monsieur Stéphane Laloux, Mesdames Marianne Mignon et Virginie Favart, sous la direction administrative et financière de Monsieur Stéphane Crusnière ;
  • Merci à notre Première Echevine, Madame Anne Masson, par ailleurs Présidente de la RCA, qui, avec une vigilance constante, a assuré le suivi du dossier et du chantier.

Et je terminerai en remerciant l’équipe qui fera vivre notre Sucrerie et lui permettra de prendre son envol, à savoir : Mesdames Anne Ledent et Céline Nogaret ,  Messieurs Jean-Christophe Leurquin, Romain Goossens, Julien Goovaerts et Thomas-Tristan Luyckx .

Cette équipe est pilotée par un directeur qu’il n’est plus besoin de présenter : Patrick de Longrée.

Merci à vous tous, Mesdames et Messieurs, d’avoir rendu possible ce moment.

Pour clore cette inauguration, je veux vous dire à quel point je souhaite que les Wavriens s’approprient ce lieu qui prend vie aujourd’hui. Cette maison imposante est en effet la leur. Elle est une vitrine digne de notre Ville et de son potentiel, le signe de sa bonne santé économique et culturelle.

Certes, les murs sont dressés, mais le travail n’est pas terminé…

A nous, à vous d’utiliser cet outil formidable et de le faire vivre !

Les bâtiments publics sont bien plus que des pierres esthétiquement assemblées. Ils sont des espaces d’expression et de création de la société. Un lieu tel que celui qui nous accueille aujourd’hui n’a de sens qu’en fonction de sa capacité à fédérer, à porter des valeurs qui sont des leviers d’identité, de cohésion sociale, de mobilisation collective.

Bon vent donc à La Sucrerie, symbole du développement de notre ville de Wavre, telle que nous l’aimons et telle que nous la rêvons…

Merci à tous pour votre présence.

Je déclare ouverts les espaces de La Sucrerie et je vous invite à les découvrir.

Bonne visite…

Françoise Pigeolet

Lancement du Parc de l’Europe

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Bonjour à tous,

Je suis très honorée d’être associée au lancement du Parc de l’Europe, ce projet qui verra la réhabilitation de ce site industriel wavrien appelé depuis près d’un demi-siècle

« LE SITE PHILIPS ».

Historienne de formation, j’ai souvent à cœur de rappeler l’histoire des choses et en l’occurrence celle du site qui nous accueille aujourd’hui. En effet, l’ex chancre où nous nous trouvons hébergea une usine Philips pendant près de 40 ans. A l’époque, cette usine pouvait se targuer d’être l’une des plus qualitatives de la célèbre marque hollandaise.

L’usine de Wavre faisait en effet partie des leaders européens en matière d’alimentation électronique. Elle était même très à la pointe en matière de système d’automatisation. C’est elle également qui inonda le monde de pièces destinées au montage de robots, d’appareillages médicaux, d’ordinateurs, de photocopieurs, de systèmes d’information ou de centraux téléphoniques. Bref, nous pouvions dire qu’un réel fleuron de l’électronique sévissait à Wavre.

Environ 400 personnes y travaillaient et près de deux cents familles en vivaient, sans parler des retombées indirectes.

Malheureusement, des choix s’opérèrent et l’annonce par le groupe Philips de sa volonté de se retirer de Wavre sonna le début d’une douloureuse restructuration.

Une restructuration incomprise, d’autant que le cahier de commandes lui était bien rempli !

Rien n’y fit et la revente du site fut finalement conclue avec la division Europe du holding Cherokee International. Malgré tout, une partie des emplois furent sauvés

En 2008, à la suite de diverses acquisitions, l’entreprise changea de nom pour s’appeler désormais Mitra. Malheureusement, l’histoire se répéta et le 17 mars 2010, plus ou moins 200 travailleurs furent licenciés et l’entreprise déclarée en faillite.

Après ce rappel certes douloureux pour bon nombre de travailleurs, vous ne m’en voudrez pas de me réjouir aujourd’hui de ce nouveau départ.

D’emblée, je remercie la Société BVI, et tout spécialement Monsieur Meers, pour ce nouvel investissement dans notre Ville, investissement qui participera dès demain à la création de nombreux emplois et permettra une reconversion qualitative de cet ancien espace industriel qui fit notre fierté avant de devenir un lieu de désolation, abandonné et squatté.

Le projet qui nous réunit aujourd’hui, parc d’activités mixte fonctionnel, durable et qualitatif, répond à une réelle demande économique. Il s’est essentiellement fixé sur des espaces flexibles de bureaux et de co-working, de logistique et de stockage.

Une offre est également réservée aux start up, aux petites et moyennes entreprises, pouvant bénéficier d’espaces modulables aux coûts partagés.

Il est cependant vrai que ce projet n’a pas, de suite, suscité l’unanimité, mais engendra au contraire l’inquiétude chez d’aucuns et notamment chez certains commerçants ébranlés par le volet commercial que BVI comptait y développer.

 A cet effet, et Monsieur Meers peut en attester, je tiens à réaffirmer haut et clair (car des messages bien différents ont été et sont encore véhiculés…) que le souci premier du Collège Communal fut précisément de mettre au centre du projet les préoccupations des commerçants de notre centre-ville.

Dès le départ (et vous nous avez entendus…), nous avons en effet scrupuleusement insisté pour éviter une concurrence avec le centre-ville et c’est d’ailleurs sur base de nos désidératas que plusieurs types de magasins ont ainsi été écartés, tels la vente de biens de consommation relatifs à l’équipement de la personne, ou l’horeca.

Rappelons par ailleurs que le projet propose des superficies de commerces qui ne peuvent être accueillies en centre-ville et seront destinées essentiellement à la vente d’équipements courants et semi-courants lourds dont l’offre est déficitaire dans notre bassin de consommation.

Un projet complémentaire donc et non concurrentiel avec le centre-ville, bien loin du pseudo centre commercial que, selon certains, nous voulions y voir s’implanter.

Il est bon, parfois, de remettre les pendules à l’heure… comme il est opportun de rappeler que la volonté de la Ville est bien de faire aboutir le PCAR destiné à pérenniser les activités commerciales déjà exercées depuis de nombreuses années dans le zoning sud.

Je souhaiterais in fine saluer la concorde qui est intervenue entre commerçants, riverains et promoteurs, afin de trouver un terrain d’entente pour lever la procédure de recours devant le Conseil d’Etat.

C’est la force du compromis qui aura permis de venir conforter ce que nous avions, de notre côté, déjà implémenté en amont avec le promoteur.

Il n’est pas de territoire attractif et dynamique sans une économie forte.

Notre volonté est bien de veiller au maintien d’un contexte favorable aux entrepreneurs, pourvoyeurs d’emplois.

Wavre, plus que jamais, a l’ambition de se maintenir comme pôle économique voire même comme technopôle, et nous avons à coeur de mettre en place un terreau favorable aux pépinières d’entreprises.

Je ne voudrais pas être plus longue, le projet parlant de lui-même, mais je souhaiterais vous redire ma conviction que le futur Parc de l’Europe qui se concrétisera bientôt contribuera à une  vitalisation accrue de notre  zoning sud et permettra le développement de notre tissu d’entreprises en favorisant l’émergence de nouveaux acteurs économiques auxquels je souhaite bon vent sur notre terre wavrienne.

Je vous remercie pour votre attention.

Françoise Pigeolet

Libération de la Ville de Wavre – septembre 1944

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Au nom du Collège et du Conseil communal, je suis heureuse et très honorée d’accueillir aujourd’hui à Wavre la délégation des Welsh Guards dans le cadre de la commémoration du 75ème anniversaire de la libération de Wavre en septembre 1944, libération qui fut précisément rendue possible grâce à l’intervention courageuse du 2ème Bataillon des Welsh Guards de l’armée anglaise.

Il nous importe en effet de rendre hommage à ces valeureux soldats mais aussi à ces résistants locaux, ces hommes et femmes de l’ombre, grâce auxquels Wavre a pu retrouver sa dignité.

Je remercie pour leur présence les anciens Wavriens qui ont vécu cette sombre période et qui se sentent tout particulièrement concernés par cette commémoration.

Bon nombre d’entre nous, c’est vrai, n’avons pas connu la guerre et, depuis 75 ans, sans finalement en mesurer l’importance et sans bien nous en rendre compte, nous vivons dans un pays en paix et bénéficions des bienfaits de la liberté.

Ce n’est donc que justice que nous prenions conscience des souffrances endurées chez nous durant cette période sombre de notre histoire et que nous adressions notre reconnaissance à ceux qui ont sauvé notre Ville.

 

Septembre 44. La Belgique toute entière vit des heures d’espoir dans l’attente de sa libération…

Espérance et angoisse mêlées cependant, car si les armées allemandes se replient en désordre, elles jalonnent fréquemment leur fuite de meurtres et d’incendies.

Comme bien d’autres villes et villages, Wavre elle aussi connaîtra cette atmosphère troublée, elle qui, le 6 août, soit un mois auparavant, avait perdu son bourgmestre, Alphonse Bosch, assassiné par les rexistes.

 

75 années se sont désormais écoulées. L’heure est aujourd’hui au souvenir et à la mémoire.

 

4, 5, 6 septembre 1944.

Trois jours de peur, d’espoir, de combats et enfin de joie…

 

Permettez-moi de vous inviter à un petit voyage dans le temps…

Depuis le 1er septembre, des convois allemands de plus en plus denses traversent Wavre quasi sans arrêt. Une véritable débandade !

3 septembre,

Des troupes allemandes sans commandement, errent dans la ville pour tenter d’obtenir de la nourriture. Des groupements isolés circulent un peu partout. Certains se rendent. Parfois même, des soldats solitaires sont abattus sans combattre, par des civils embusqués.

4 septembre,

Bruxelles est libérée mais la situation à Wavre reste critique…

Revêtus de leur salopette blanche, les résistants de l’Armée secrète qui jusque-là avait multiplié les actes de sabotage (voies de chemins de fer, lignes téléphoniques) et qui assuraient l’information et la coordination avec les troupes anglaises et américaines opèrent désormais en plein jour mais avec la plus grande prudence pour débusquer les Allemands en repli cà et là dans la ville.

Les ponts du Christ et de l’avenue Auguste Mattagne sont dynamités par les Allemands, soucieux de protéger leur fuite. Le souffle de l’explosion, d’une rare violence, emporta toutes les constructions dans un rayon de 50 mètres.

NB : les 2 quartiers avaient déjà été bombardés en mai 40.

Un blindé allemand descend la rue de Namur et incendie les dernières maisons du bas de la rue. Puis, il s’acharne sur des immeubles de la place du Sablon (place Bosch à partir du 17/9/44).

Un carnage inutile (des incendies et un pompier wavrien tué) en représailles de quelques coups de feu tirés dans leur direction par quelques inconscients.

Au début de l’après-midi, on annonce que les Anglais sont proches de Wavre, à Notre-Dame au Bois, et que les Américains avancent vers Ohain.

En soirée, une pluie d’obus lancés par les Allemands depuis l’aérodrome de Beauvechain s’abat sur Wavre pendant ¾ d’heure.

Le plus souvent terrée dans les caves, la population vit ces moments dans l’angoisse.

Des foyers d’incendie se déclarent un peu partout ; de nombreuses maisons sont devenues inhabitables, obligeant leurs occupants à se réfugier chez des voisins.

Durant la nuit, des patrouilles de résistants sillonnent la Ville à la recherche de soldats allemands embusqués

5 septembre,

Convaincus qu’il n’y a plus d’Allemands dans les parages, des Wavriens inconscients commencent à sortir leur drapeaux, prêts à accueillir les Alliés et à fêter leur libération.

C’est hélas prématuré !

Vers 14h : la surprise est totale ! c’est une colonne de blindés allemands qui entre dans Wavre… engendrant un affolement général. Les drapeaux sont retirés précipitamment et la population se réfugie dans les habitations.

Les soldats de cette colonne, la 9ème SS Panzer Division qui se dirige vers Louvain, sont particulièrement nerveux du fait qu’ils ne peuvent traverser la Dyle.

Guidés par un rexiste local, les chars allemands réussissent à la franchir par le petit pont des papeteries de Basse-Wavre resté intact, tandis que certains soldats se retranchent dans le séminaire (actuel collège ND) et la papeterie.

Wavre, il faut le rappeler se situe dans le secteur américain. Hélas, les soldats US connaissent le 5 septembre un retard causé par les combats à Mons et des difficultés d’approvisionnement en carburant.

Deux résistants wavriens issus de l’Armée secrète (Albert Loicq et Norbert Patiny) décident alors de prendre par les champs pour se diriger vers Bruxelles afin de trouver de l’aide.

Sur leur chemin, ils tombent sur le 2ème Bataillon des Welsh Guards basé à ND au Bois et leur lancent un véritable appel au secours.

Avec insistance, ils réussissent à les convaincre de faire mouvement vers Wavre avec pour mission de dégager la ville et ce, en dépit du fait que notre ville n’était pas dans leur secteur et que leurs hommes n’avaient que peu dormi depuis plusieurs jours.

Ce furent donc eux nos libérateurs…

Sous les ordres du Major FOWKE, en fin d’après-midi, ils arrivent par la chaussée de Bruxelles et passent la voie ferrée sous les acclamations des riverains.

Un char anglais (un Cromwell) se place au carrefour de l’école St Jean-Baptiste. Il doit immédiatement faire face à l’arrivée d’un camion SS chargé d’une douzaine d’hommes. Le camion stoppe au milieu de la rue de Bruxelles et est visé par un obus. Ayant eu le temps de s’éjecter du véhicule et de s’engouffrer dans la rue de l’hôtel, les soldats sont pris au piège par un char anglais situé rue Lambert Fortune. 2 SS seront tués et 3 blessés.

Peu après, un Panzer allemand, établi sur l’autre rive de la Dyle, au carrefour du Fin Bec, tire sur le char Cromwell anglais. Un membre de l’équipage est tué. Il s’agit du caporal George Ernest FARDOE âgé de 24 ans. Les 4 autres membres de l’équipage seront blessés.

Ameutés par le bruit, d’autres Panzer se placent au Fin Bec. Dans l’enfilade de la chaussée de Bruxelles, des Cromwell interviennent par des tirs précis en leur direction, les amenant à interrompre le combat et à remonter vers Namur par l’avenue Reine Astrid.

Au même moment, soldats anglais et membres de l’Armée secrète se dirigent vers Basse-Wavre et le Séminaire où sont embusqués des Allemands. Les combats se solderont par le décès du soldat de 1ère classe HUGUES. Alors que le chef de la section ainsi que 3 de ses compagnons d’armes étaient blessés, en réaction, il s’était mit immédiatement en position de tir avec son arme antichar (Piat) et avait visé un blindé ennemi avant d’être devancé et tué d’un éclat dans la tête.

Ce combat se soldera in fine par la reddition en nombre de soldats allemands réfugiés dans la papeterie et persuadés que les tirs leur étaient destinés. Un soldat anglais et 3 soldats allemands perdirent la vie dans cet affrontement, ainsi que 2 civils qui observaient les combats sur le seuil de leur porte et qui furent tués d’une même balle.

En début de soirée, le calme revient. Les Welsh Guards ont libéré totalement notre Ville.

Ils ne s’y attarderont cependant pas. Récupérant leurs blessés et leur matériel, ils retournèrent en effet vers Bruxelles.

6 septembre

Les renforts américains retardés, à savoir la 2ème Division blindée US, pénètrent dans la ville. La population leur réserve un accueil triomphal.

Wavre, libérée malgré ses ruines, peut enfin respirer… les habitants peuvent donner libre cours à leur joie et la ville connaît une liesse populaire indescriptible.

Les heures qui suivirent furent cependant moins joyeuses pour quelques rexistes et collaborateurs notoires qui furent promenés dans les rues sous les huées…

 

Nous connaissons la grandeur et le sang versé par la résistance mais aussi par ces soldats venus se battre pour libérer Wavre, une terre qu’ils n’avaient vraisemblablement jamais foulée, pour défendre une cause qu’ils savaient plus importante qu’eux, celle de la liberté et de la démocratie.

Nous ne pouvons oublier les sacrifices consentis et c’est avec une sincère reconnaissance qu’au nom de notre Ville et de ses habitants, je tiens à saluer leur combat. C’est aussi pour que triomphent les valeurs qu’ils défendaient que nous veillons précieusement à les transmettre aux générations futures.

C’est pourquoi nous avons décidé d’exposer dans le cloître de l’Hôtel de Ville des photographies d’époque qui vous plongeront ou vous replongeront dans l’atmosphère de ces journées décisives.

Merci encore à tous pour votre présence.

Françoise Pigeolet

 

Charles Legrève

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Pour poursuivre cette séance solennelle, vous me permettrez d’aborder à présent un volet  quelque peu exceptionnel, en l’occurrence la mise à l’Honneur d’une personnalité particulièrement sympathique et attachante, Monsieur Charles Legrève, qui va fêter ses 100 ans le 1er août prochain. Je souhaite bien entendu associer à mes propos l’ensemble des membres du Collège communal ainsi que le président de l’Association des Groupements patriotiques de Wavre, Marcel Ongena.

Depuis la récente disparition de notre Ami Charles Baras à l’âge de 98 ans, Charles Legrève est le dernier survivant des prisonniers de guerre wavriens de la Deuxième Guerre Mondiale.

Né au hameau de Stadt, Charles a terminé ses études primaires à l’école communale des garçons de Wavre, avant d’apprendre le métier de modeleur sur bois à l’école professionnelle de Court Saint-Etienne. Son diplôme obtenu, il est engagé aux Usines Henricot.

Amateur de football et de balle pelote, il apprécie aussi tout particulièrement la musique. Il joue d’ailleurs du bugle dans la fanfare wavrienne « Les Amis Réunis ».

Le 31 janvier 1938, il entame son service militaire au Régiment des Forteresses de Namur, pour une période de service de 18 mois.

Malheureusement pour lui et pour bon nombre d’autres miliciens de l’époque, en mai 1939, en écho aux bruits de guerre, ils sont maintenus sous les drapeaux. Sans jamais avoir été démobilisé, Charles connaîtra ainsi la campagne des 18 jours de 1940 à l’issue de laquelle il sera fait prisonnier par les Allemands à Oostkamp et déporté au Stalag XIII C de Hammelburg, sous le matricule 34.702.

Le plus souvent à son corps défendant et dans de très mauvaises conditions de vie, il passera sa captivité à travailler en Kommandos dans les usines pour l’industrie de guerre allemande.

Vers le 10 avril 1945, il sera libéré par l’armée du Général Patton, mais ce n’est que le 2 mai 1945, qu’il rentrera en train à Ottignies, soit 7 ans et 3 mois après avoir entamé son service militaire…

Comment concevoir aujourd’hui que bon nombre de jeunes de sa génération eurent à affronter une telle épreuve qui a anéanti la belle insouciance de leur jeunesse…

Le 18 mai 1946, Charles se marie avec Lucienne Demolder, une jeune fille de Bierges, sa chère épouse hélas aujourd’hui disparue.

Du fait d’une blessure à la main, notre futur centenaire n’a jamais pu reprendre son métier. Il entreprit dès lors de suivre des études de comptabilité qui lui permirent d’exercer, pendant 32 ans, un emploi à l’agence wavrienne de la Banque Nationale de Belgique.

Parallèlement à sa vie professionnelle, Charles a toujours eu le souci de rendre service à la collectivité, ce qui l’amènera à exercer la fonction de Secrétaire de la Commission d’Assistance Publique de Bierges pendant 22 ans et, ensuite, de poursuivre cette tâche en qualité de Conseiller au CPAS de Wavre pendant 13 ans. Dans cette dernière fonction, il fut amené à remplacer le Président pendant 6 mois.

Maca de naissance et Biergeois de cœur, taquin, spirituel, profondément sensible, il est aussi un ami fidèle comme le prouvent notamment les liens qui l’unissaient à notre ancien bourgmestre Charles Aubecq.

Est-il par ailleurs nécessaire de rappeler le rôle essentiel joué par Charles Legrève en matière patriotique ?

Jamais, depuis sa création, il n’a cessé de jouer un rôle actif au sein de la Fédération Nationale des Anciens Prisonniers de Guerre (FNAPG/FB). Il y a exercé entre autres la fonction de Trésorier National et, ensuite, de Président National.

Actuellement, à l’aube de ses 100 ans, Charles est toujours Président National Honoraire de la FNAPG/FB, Président de la section de Wavre et du Groupement Provincial du Brabant Wallon. En outre, il est Vice-Président de l’Association des Groupements Patriotiques de Wavre (A.G.P.W.) et membre de la Fédération Nationale des Combattants (FNC) de Wavre.

Le 15 mars dernier, le Collège communal de Wavre a décidé de lui conférer le titre honorifique de Citoyen d’Honneur de la Ville de Wavre. Je rappelle qu’il est la deuxième personnalité de notre Ville à recevoir ce titre, décerné, il y a quelques années, pour la première fois, à Marcel Godfroid.

En effet, les membres du Collège ont estimé que cette distinction est amplement méritée en raison de son parcours de vie exemplaire et eu égard, d’une part, à son inébranlable et constant engagement en faveur du « Devoir de Mémoire » notamment auprès des jeunes générations, et d’autre part par son action au profit de celles et de ceux qui, pour des raisons diverses, se sont retrouvés en situation de précarité ou d’indigence.

De tout cœur, au nom de la Ville de Wavre, félicitations et merci à ce grand Monsieur et à cette belle personne qu’est Monsieur Charles Legrève.

 

Françoise Pigeolet

Bourgmestre de Wavre

21 juillet – Fête nationale

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Mesdames et Messieurs, chacun en vos titres et qualités,

Chers Concitoyens, Chères Concitoyennes,

C’est avec beaucoup de plaisir et de fierté qu’il me revient l’honneur de vous accueillir aujourd’hui traditionnellement dans notre Hôtel de Ville, dans le cadre de notre Fête nationale.

Plus que jamais, il me paraît en effet essentiel que cette célébration soit pour nous tous l’occasion de réaffirmer haut et fort notre confiance en l’unité de notre pays.

Si le 21 juillet constitue symboliquement le jour durant lequel nous rendons hommage à notre Royaume et à nos couleurs, il importe qu’il s’accompagne également d’une réflexion citoyenne.

Le triple scrutin du 26 mai dernier, pour le moins « décoiffant », eut finalement cet avantage de nous prouver la bonne santé de notre démocratie belge.

Ce signal assourdissant des électeurs (certes déplaisant mais nullement contesté contrairement à ce qui existe dans d’autres contrées…) nous a remis à l’esprit le principe fondamental d’une démocratie, les risques qu’elle encourt, et, in fine, ce à quoi elle est contrainte pour subsister.

Les électeurs ne marchent pas tous au même pas et il incombe à notre système politique d’entendre les voix discordantes et de les prendre en compte.

En plébiscitant massivement des ennemis des valeurs démocratiques que nous portons (qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche), bon nombre de nos concitoyens ont envoyé au monde politique un message clair, je dirais plutôt, un électrochoc que j’espère salutaire…

Nous devons en être conscients : les votes pour les extrêmes ne sont pas de simples votes de protestation ou l’attrait de l’interdit, notamment dans le chef de jeunes qui auraient voté pour un Vlaams Belang victimisé par le cordon sanitaire :

  • Le vote pour le Vlaams Belang exprime une réelle crainte identitaire
  • Le vote pour le PTB exprime lui une véritable détresse sociale.

Il est vital pour notre démocratie d’entendre ces signaux, ces demandes de protection et de sécurité accrue que ce soit sur le plan socio-économique et face à l’immigration.

Le résultat du scrutin du 26 mai  constitue, tant en Flandre qu’en Wallonie, tant à gauche qu’à droite, l’expression populiste de la perception d’une opposition entre « le peuple » et ceux considérés comme « les élites », à savoir (pour le PTB) les riches ou (pour le Vlaams Belang) les gens jugés trop protégés par les élites comme les immigrés.

Il revient donc désormais à nos partis démocratiques de prendre les mesures qui s’imposent pour répondre à l’appel de ces citoyens désabusés et, par là, de contenir les potentiels futurs choix électoraux extrêmes.

Cette attitude seule, cette prise de conscience de leur responsabilité collective, permettra de redresser la barre. L’urgence s’impose sous peine de creuser plus dangereusement encore le fossé.

S’il est sain que les citoyens puissent s’exprimer via les urnes, l’arrivée des populistes au pouvoir constituerait, par contre, une réelle catastrophe…

Les gens, et surtout les jeunes, ont oublié l’histoire…

L’impact médiatique énorme des réseaux sociaux et des sites Internet, truffés de fake news, a été fortement et dangereusement exploité par les partis extrémistes. L’esprit critique est mis à mal. Des études sociologiques ont ainsi montré que les nouvelles avec une dimension émotionnelle étaient beaucoup plus lues que l’information fondée sur « la vérité ». L’émergence de ce 5ème pouvoir s’avère ainsi particulièrement inquiétante.

La peur des migrants s’est en outre installée chez bon nombre de Belges, oublieux que de tous temps, les migrations ont existé, permettant aux hommes de chercher de nouvelles opportunités de vie ou de fuir des situations violentes. Faut-il rappeler le pur fantasme que représente, au regard des occupations historiques successives de nos contrées, la pseudo-identité « Blanc-bleu-belge » ? Il faut en être conscient face aux discours simplistes…

La question de l’immigration est le point commun de tous les mouvements d’extrême-droite en Europe.

Il y a ainsi chez l’homme une extraordinaire capacité d’oubli…

Le Démocrate met un point d’honneur à respecter des acquis essentiels à préserver : l’assemblée parlementaire, la séparation des pouvoirs, une justice indépendante, des élections libres et la préservation d’un ensemble de législations protectrices des Droits de l’Homme.

Force est de constater que l’Union européenne se situe indiscutablement à l’avant-garde de ces domaines dans le monde. Il n’en reste pas moins qu’elle se trouve elle aussi, confrontée à son échelle à la montée globale des extrémismes lesquels se positionnent contre les mesures de libération de l’individu, engendrant de facto un recul des progrès éthiques.

Aussi, c’est avec la plus grande fierté et la plus grande confiance, que je vois notre ancien Bourgmestre Charles Michel élu à la présidence du Conseil européen. Je sais qu’il aura à cœur de porter haut ses valeurs humanistes et démocratiques dans l’exercice de ce mandat prestigieux.

Certes, le scrutin du 26 mai a ouvert une page difficile pour la Belgique qui se découvre déchirée.

Notre pays se trouve donc confronté à une situation pour le moins complexe et à une obligation de faire face à la fois à :

  • L’urgence environnementale
  • L’urgence sociale et économique
  • L’urgence démocratique.

Autant de défis cruciaux à relever sous peine de perdre pied.

La politique au sens noble du terme, telle qu’elle doit être conçue dans nos démocraties, implique avant tout le sens de l’intérêt commun.

Elle n’est pas une succession de déclarations tonitruantes, creuses, remplies de clichés et de haines, de mensonges et de caricatures.

Elle implique le respect, le dialogue et le sens du compromis.

Optimiste, je crois en l’unité de la Belgique composée non de 2 démocraties comme certains le laissent entendre mais bien de 4 : la Flandre, la Wallonie, Bruxelles et la Communauté germanophone.

Je crois en notre avenir commun possible, fruit d’accords politiques émanant d’hommes et de femmes responsables et constructifs.

Aujourd’hui, plus que jamais, face aux menaces mais aussi face aux défis auxquels est confronté notre pays, je vous invite à nous recentrer sur nos valeurs communes, à garder confiance et à trouver en toutes circonstances des solutions économiques, sociales et humaines qui rassemblent et non des solutions qui divisent…

Ne jamais baisser la garde…

L’Union fait la Force.

Que vive la Belgique.

Que vive le Roi.

Françoise Pigeolet

Bourgmestre de Wavre

 

Libérale: une maladie honteuse ?

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Parce qu’être libéral n’est pas une maladie honteuse…

Parce qu’être libéral,

c’est se sentir libre de faire des choix et de mener sa vie comme bon lui semble,

c’est défendre l’idée que « liberté » et « responsabilité » vont de pair,

c’est croire que la société est d’autant plus riche et forte qu’elle est diversifiée et pluraliste,

c’est être convaincu qu’il n’y a pas de paradis social possible dans un désert économique,

c’est croire en l’Homme en tant que personne et le placer au centre de la société.

Je suis fière de porter ces idées depuis plus de quarante ans et de soutenir le projet libéral qui s’adresse à tous ceux qui veulent être les acteurs de leur vie.

Mon engagement aujourd’hui, dans le cadre de cette campagne 2019, est de traduire ces valeurs dans des propositions concrètes que vous pouvez découvrir en cliquant sur le lien suivant:

Nos propositions.

Chère habitante du Brabant wallon

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En tant que femme, maman, voire peut-être grand-mère, travailleuse, entrepreneuse, consommatrice (…), nous avons toutes notre mot à dire. Femmes politiques motivées et engagées, nous vous proposons aujourd’hui nos mesures concrètes pour répondre aux enjeux qui sont les nôtres.

Nous voulons un enseignement de qualité et donner les clés adéquates à nos générations futures.

• Renforçons les savoirs de base (lire, écrire, parler, calculer)

• Supprimons le décret inscription qui bride la liberté de choix et angoisse nos familles

• Faisons preuve d’une tolérance zéro envers le racket, le harcèlement, et la violence

• Créons plus de lien social en investissant dans l’éducation aux arts et à la culture

Nous voulons garantir l’emploi, le seul vrai rempart contre la précarité ! La Wallonie présente depuis trop longtemps un taux d’emploi beaucoup trop faible.

• Diminuons encore plus les charges sur les revenus du travail

• Augmentons le salaire net des citoyens de 1.000 euros par an

Nous voulons répondre aux problèmes de mobilité omniprésents en Brabant wallon et liés notamment à notre proximité avec Bruxelles.

• Stimulons le télétravail et les horaires fottants

• Développons des transports en commun et une mobilité douce plus performants

• Encourageons l’acquisition de véhicules propres et connectés, et partageons-les !

Nous voulons répondre aux enjeux climatiques et environnementaux, à la maison et dans notre vie de tous les jours via des initiatives « zéro déchets » par exemple, mais pas seulement…

• Renforçons l’expertise de la Belgique en matière de traitement des déchets via la mise sur pied d’une filière de recyclage propre en Wallonie

• Incitons à la rénovation des logements grâce à des prêts à taux zéro • Concrétisons la Loi Climat pour atteindre l’objectif de -55% de CO² pour 2030

Pour relever le défi d’une Wallonie forte et prospère, à l’image de notre Brabant wallon que nous aimons tant, ce 26 mai, nous comptons vraiment sur votre soutien !

 

Régionales 2019

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Face au défi climatique et à la pollution, nous répondons par la voie d’un projet éco-positif, c’est-à-dire une politique responsable et responsabilisante qui permettra d’honorer dans les temps les ambitieux objectifs climatiques que nous nous sommes fixés tout en préservant et en augmentant la qualité de vie de tous les citoyens grâce à la force conjuguée de la liberté, de l’intelligence, des innovations technologiques et de l’économie libre.

Une société authentiquement écologique et une société prospère et high-tech sont-elles – comme certains le prétendent – deux projets radicalement antagonistes ? Non seulement ce n’est pas le cas, mais il est impossible d’atteindre l’excellence écologique si l’on rejette l’innovation technologique et le modèle socio-économique complexe et mondialisé qui la sous-tend. Ce projet éco-positif que nous poursuivons correspond à un stade avancé de la civilisation. En effet, on constate empiriquement que la conscience écologique se développe avant tout dans les sociétés prospères et éduquées qui ont comblé les besoins de base. Elles seules disposent alors des moyens technologiques et financiers pour éradiquer la pollution inhérente à l’industrialisation sans néanmoins revenir aux standards de vie misérables du stade préindustriel. Nous vivons précisément à cette période charnière. Le projet éco-positif est optimiste : le futur sera ce que nous en ferons.

Inciter plutôt qu’interdire… Exonérer plutôt que taxer ! 

Pour en savoir plus, cliquer ICI.