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Covid-19 : communication du 28/07 relative au port du masque en centre ville.

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Chers Wavriens, Limalois, Biergeois,                                                              

La situation sanitaire se dégrade ces derniers jours de manière inquiétante et impose dès lors une réactivité au jour le jour en utilisant tous les canaux possibles de communication.

Je m’adresse donc à vous directement et pour la 3ème fois pour vous informer des mesures préventives que nous avons prises spécifiquement pour Wavre en complément des mesures fédérales annoncées hier par notre Première Ministre à la suite du Conseil National de Sécurité.

Nous avons ensemble déjà traversé des semaines difficiles, humainement et psychologiquement, une épreuve pénible à laquelle s’est greffée une crise économique et sociale qui s’annonce sans précédent depuis la seconde guerre mondiale.

J’en profite pour vous remercier, vous tous qui, dans votre grande majorité, respectez les mesures qui vous sont imposées.

Les statistiques publiées de manière journalière par Sciensano le démontrent : la Province du Brabant wallon est jusqu’à présent une des provinces les mois impactées. Notre ville est actuellement épargnée par le rebond du virus. Cela, c’est grâce à vous… 

Cependant, tant que le Covid circulera, il nous faudra continuer à réorganiser notre vie sociale et à réinventer notre manière de vivre.

Aux insouciants, aux inconscients, je voudrais rappeler que la leçon de l’épidémie qui nous frappe est évidente : ce que nous faisons ou ce que nous refusons de faire ne concerne pas uniquement notre personne mais impacte tout le groupe. Nous sommes en effet membres d’une collectivité et inextricablement reliés les uns aux autres.

Il me semble évident que face à un défi sanitaire, l’intérêt collectif prime sur les libertés individuelles. Des vies sont en jeu. Nous ne pouvons l’oublier…

Le 6 avril dernier, nous vous encouragions vivement à porter le masque comme mesure complémentaire aux gestes barrière.

Désormais, vu la recrudescence des cas de coronavirus dans notre pays et conformément aux décisions fermes prises par le Conseil National de Sécurité, l’accès au centre-ville de Wavre ne sera autorisé qu’aux personnes porteuses du masque. Il s’agit donc désormais d’une obligation à partir de l’âge de 12 ans qui sera effective dès ce mercredi 29 juillet. Le périmètre concerné est le même que celui du marché mais intègre également le parking de la place Bosch et celui des Carabiniers.

L’obligation du port du masque était déjà d’application à Wavre depuis le 22 juillet dans les marchés, les brocantes et les endroits privés et publics à forte fréquentation.

Si, pour des raisons médicales, le port du masque n’est pas possible, il est permis d’utiliser un écran facial moyennant un certificat médical.

Je rappelle, car c’est important, que le port du masque reste une mesure de protection complémentaire et ne suffit pas à se protéger. Il faut absolument rester vigilant quant au respect des mesures essentielles d’hygiène et de distanciation sociale qui sont de mise depuis le début de la crise.

J’insiste également sur votre sens des responsabilités pour respecter scrupuleusement l’ensemble des dernières directives qui nous sont imposées à tous par le CNS.

Elles nous ont d’ailleurs amenés à adapter voire supprimer certaines activités publiques et privées au nom de la sécurité.

Je veux aussi préciser qu’en fonction de l’évolution de la situation, nous pourrions prendre d’autres mesures. Le CNS a en effet élargi les compétences du bourgmestre afin de lui permettre de réagir au plus vite dans un cadre fixé et clair. Tout dépend désormais de nous…

L’heure est à la fermeté : des contrôles seront effectués par la police et la tolérance zéro sera de mise vis-à-vis des personnes qui ne respecteront pas les consignes.

Je comprends à quel point c’est dur et combien vous aspirez à retrouver le plus rapidement possible votre mode de vie, vos contacts sociaux et votre liberté d’avant.  D’autant que nous sommes dans une période de vacances, de migration, de relâchement…

Moi aussi, je vis cette frustration, tout comme vous.

Pourtant, je ne peux que vous conseiller de limiter au maximum vos contacts. Soyez prudents et vigilants.

Soyez conscients du danger que représentent les fêtes, les anniversaires, les parties où la distanciation sociale ne peut être garantie.

En ce moment où l’épidémie reprend des forces, pensez à ceux que vous aimez, pensez à vous. Jeunes ou vieux, personne n’est à l’abri…

Un énorme effort vous est donc encore demandé pour éviter dans les semaines à venir un retour en arrière et des mesures plus contraignantes.

Car il faut le savoir : si ces règles ne sont pas respectées et que la transmission du virus poursuit sa progression, il n’y aura pas de remède miracle. Ce sera le reconfinement. Ce que nous voulons à tout prix éviter…

Mais cela dépend de nous tous. De notre sens de la solidarité et de la responsabilité.

Dans le respect aussi du personnel soignant.

Je vous demande encore du courage et des sacrifices. Pour nous tous, je vous en remercie d’avance…

Préservez-vous et protégez les autres.

Françoise Pigeolet

Fête nationale

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Monsieur le Gouverneur,

Monsieur le Commandant militaire de la Province,

Mesdames et Messieurs, chacun en vos titres et qualités,

Chers concitoyens,

Merci pour votre fidèle présence…

J’aurais tant aimé, comme traditionnellement, vous accueillir au sein de notre Hôtel de Ville…

Le contexte lié au Covid 19 en a décidé autrement, rendant hélas impossible cette année le fait de nous y rassembler pour la célébration officielle de notre Fête nationale et l’hommage à notre Royaume et à nos couleurs.

Le 21 juillet 2020 n’aura donc pas un goût de fête…

La crise que nous traversons nous impose un défi de taille et nous renvoie à notre fragilité et à notre égoïsme, nous qui avons, en temps normal, la volonté inconsidérée de tout maîtriser.

La leçon de l’épidémie qui nous frappe est pourtant bien évidente : ce que nous faisons ou ce que nous refusons de faire ne concerne pas uniquement notre personne mais impacte tout le groupe. Nous sommes en effet membres d’une collectivité et inextricablement reliés les uns aux autres. Nous ne pouvons l’oublier…

Comme le rappelait ce 18 juillet le Secrétaire général de l’ONU Antonio Gutteres, nous avons été mis à genoux par un virus microscopique. La pandémie de Covid 19 qui a engendré jusqu’à présent 600.000 morts confronte notre monde à la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale, mettant ainsi en lumière sa fragilité et ses inégalités. On estime en effet à 100 millions les personnes supplémentaires qui pourraient tomber dans l’extrême pauvreté.

Et l’épreuve n’est pas terminée… Nous assistons en Belgique à une remontée inquiétante de la circulation du virus, y compris en Brabant wallon. Et ce n’est pas notre Gouverneur qui me contredira…

Nous ne pouvons baisser la garde !

Tant que le virus circulera, il nous faudra réorganiser notre vie sociale, réinventer notre manière de vivre.

Dans le contexte que nous connaissons actuellement, je veux remercier tous les Wavriens qui, dans leur grande majorité, respectent les consignes qui leur sont imposées.

Et je profite de l’occasion pour réitérer le message que nous avons diffusé dès le 6 avril dernier encourageant vivement nos concitoyens à porter le masque comme mesure complémentaire à la distanciation sociale et aux gestes barrière.

J’ai ici une pensée pour les Wavriens qui ont été touchés par la maladie et pour ceux qui ont perdu un être cher dans ces circonstances tragiques.

Je voudrais également adresser toute mon admiration et ma reconnaissance à l’ensemble du personnel soignant pour son courage et son abnégation.

Et que dire des nombreuses démarches citoyennes et des merveilleux gestes de solidarité qui se sont multipliés et qui font chaud au cœur… preuve que les Wavriens sont capables du meilleur…

Cependant, je ne peux occulter l’angoisse de ceux qui subissent aujourd’hui de plein fouet les effets du cataclysme économique et social engendré par cette crise. Interpellé par le drame vécu par bon nombre de secteurs et désireux de s’entretenir avec des représentants de l’Horeca dans le cadre de la réouverture des cafés et des restaurants, notre Souverain nous a ainsi fait l’honneur de sa visite le 10 juin dernier, profitant de l’occasion pour apporter également son soutien aux maraîchers présents lors de notre marché.

La situation actuelle est en effet particulièrement dure et préoccupante.

Un immense chantier nous attend qui impose un véritable élan, une véritable ambition d’après-guerre.

Le lien est facile…

Nous commémorons en cette année 2020 la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Il y a 75 ans, notre pays, notre continent, refermaient un chapitre sombre de leur histoire : tant de vies brisées, de villes dévastées (dont notre Ville de Wavre). Tant de choses à reconstruire…

Le contexte sanitaire, une fois encore, empêcha l’organisation de manifestation officielle. Je profite donc de cette prise de parole pour réitérer une fois de plus la gratitude et la reconnaissance profondes de notre Ville envers les combattants et les résistants qui risquèrent leurs vies pour nous permettre de reconquérir notre liberté et de vivre, depuis ce 8 mai 45, sur un continent pacifié.

Je voudrais très sincèrement remercier les représentants des associations patriotiques de notre Ville et notamment le Président de l’Association des Groupements patriotiques, Monsieur Marcel Ongena, non seulement pour leur présence mais surtout pour le travail réalisé pour conscientiser la jeune génération afin qu’elle n’oublie jamais les atrocités des guerres, les dangers des partis extrémistes, les pièges du populisme et les blessures du racisme.

Merci aussi aux porteurs de drapeaux.

Je m’en voudrais en ce jour, de ne pas rendre hommage à Monsieur Antoon Kegelaers, ancien Président de l’AGPW qui nous a quittés durant la période de confinement et qu’en raison des mesures sanitaires qui nous étaient imposées, nous n’avons pu accompagner comme il se doit dans son dernier voyage. Une cérémonie sera bien évidemment organisée en son honneur afin que sa Ville de Wavre puisse officiellement lui rendre les honneurs qu’il mérite eu égard à son investissement sans faille en termes de Devoir de Mémoire.

Ce 21 juillet nous permet de saluer le souvenir de nos héros. De nous rappeler ce que nous leur devons pour être aujourd’hui des hommes et des femmes libres.

En ce jour de fête belge de la Liberté, je ne peux oublier celles et ceux qui souffrent encore aujourd’hui aux quatre coins du monde pour atteindre cet idéal. Et à ce sujet, je ne peux manquer de rappeler que cette année 2020 est également l’année du 75ème anniversaire de la Charte des Nations Unies, projet de paix, de droits humains et de justice pour toutes et tous, dont les principes essentiels doivent plus que jamais nous guider, à notre échelle, dans notre investissement citoyen quotidien, afin de lutter contre les fléaux qui nous menacent.

Car il y a chez l’Homme une extraordinaire capacité d’oubli…

Notre pays se trouve confronté aujourd’hui à une situation extrêmement complexe et délicate, à l’obligation de faire face à des défis d’une urgence vitale, à savoir l’urgence sociale et économique liée aux conséquences de la crise, l’urgence environnementale et l’urgence démocratique.

Autant de défis cruciaux à relever sous peine de perdre pied…

La politique au sens noble du terme, telle qu’elle doit être conçue dans nos démocraties, implique avant tout le sens de l’intérêt commun. Elle implique le respect mutuel, la volonté du dialogue et le sens du juste compromis, fruit d’accords émanant d’hommes et de femmes responsables et constructifs. Une démarche qui nécessite du courage et du bon sens…

Aujourd’hui plus que jamais, face aux menaces mais aussi face aux défis auxquels est confronté notre pays, je vous invite à vous recentrer sur nos valeurs communes, à garder courage et confiance et à privilégier les solutions économiques, sociales et humaines qui rassemblent et non des solutions qui divisent…

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente Fête nationale.

L’Union fait la Force.

Que vive la Belgique !

Que vive le Roi !

Françoise Pigeolet

Plus que jamais… « Bien@Wavre »…

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Très Chers Wavriens, Limalois, Biergeois,

Cela fait du bien de vous revoir… même masqués…

Les dernières semaines qui bouleversèrent notre quotidien, pour certains de manière dramatique, nous ont imposé le respect drastique de règles sanitaires essentielles au « vivre ensemble », non sans conséquences.

Les énormes défis économiques et sociaux qui s’annoncent imposent dès lors au Collège des choix stratégiques décisifs liés à la nécessité de dégager des moyens financiers qui seront affectés à de nouvelles missions d’une brûlante nécessité. Notre appui à des secteurs touchés en plein cœur, notamment l’HORECA, le tourisme, la culture, le commerce, l’événementiel est à nos yeux capital. Derrière la froideur des chiffres et des statistiques, il y a en effet des hommes et des femmes en détresse. Et plus que jamais, l’humain reste notre priorité…

Au-delà des mesures fiscales, des aides logistiques, des rencontres et de l’accompagnement des différents acteurs, nous lançons donc une vaste campagne de communication « Bien@Wavre ». Une campagne de valorisation et de promotion de notre Ville, authentique, tendre, poétique, humaine, mais surtout axée sur vous, Wavriens, qui vous y sentez bien et en êtes les meilleurs ambassadeurs.

La crise du COVID-19 et son cortège de mesures sanitaires ont changé nos habitudes. Nos horizons se sont rétrécis. Tant que le virus circulera, il nous faudra réorganiser notre vie sociale, réinventer notre manière de vivre.

Notre été ne sera donc pas comme les autres, mais il s’annonce radieux !

Wavre a en effet tout pour vous plaire…

Nous vous encourageons à vivre une nouvelle expérience sensorielle : celle d’explorer notre ville comme le ferait un étranger. Il est faux de croire que seul le départ pour un pays lointain est synonyme de découverte. Il suffit en effet d’un rien pour se sentir ailleurs.

Touristes du cru, à nous donc de saisir les multiples opportunités qui s’offrent à nous et posons un autre regard, bienveillant et positif, sur notre décor quotidien que nous connaissons finalement bien mal et dont notre vie quotidienne trépidante nous amène pourtant souvent à être blasés.

Aiguisés par la flânerie et la curiosité, nos sens seront en éveil : cocktails en terrasses, photos souvenirs, restos, balades inédites à vélo, randonnées découvertes, shopping dans les rues du centre-ville, séances de cinéma en plein-air, mini-concerts…

Cet été, un conseil donc : destination Wavre !

Rendez-vous en septembre. Nul doute que nous aurons mille expériences positives et inédites à échanger…

Françoise Pigeolet

Carte blanche Info Wavre Juin 2020

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Très Chers Wavriens,

J’aurais tant voulu, à l’aube de cet été 2020 qui s’annonce, vous tenir un discours enthousiaste… Le Coronavirus en a hélas décidé autrement …

Certes, tous, à notre niveau, sommes touchés par cette catastrophe qui a bouleversé nos codes familiaux, amicaux, professionnels… mais vous me permettrez d’avoir, en priorité, une pensée pour tous les Wavriens frappés par la maladie et ceux qui ont perdu un être cher dans ces circonstances tragiques.

De même, je ne peux occulter l’angoisse de ceux d’entre vous qui subissez aujourd’hui de plein fouet les effets économiques et sociaux de cette crise.

La gravité de l’épreuve que nous traversons nous a amenés à mettre en place, dès le 11 mars, une cellule de crise Covid19. Celle-ci a permis la mise en œuvre des mesures urgentes en termes de sécurité et de santé publique en interagissant avec les services du Gouverneur, la Police et le CPAS, dans le respect des consignes édictées par le Conseil national de Sécurité et les différents gouvernements.

Au-delà des mesures évidentes et essentielles en termes de sécurité et de santé publique, il est évident que le sens humain a d’emblée été pris en compte. Le confinement a provoqué en effet chez certains de nos concitoyens une réelle détresse à laquelle nous avons voulu, à notre niveau, répondre.

Rapidement, s’est cependant imposée aux yeux du Collège la nécessité de préparer l’après-crise et de mener une réflexion stratégique globale sous peine de passer à côté d’enjeux cruciaux et de délaisser certains groupes cibles. Une « « Task Force » fut donc créée et déclinée en différents groupes de travail liés aux thématiques à traiter (santé, économie, commerce, enseignement, culture, aide sociale, finances…).

Les énormes défis qui s’imposent aujourd’hui à nous imposent des choix, notamment dans les priorités politiques que nous nous étions fixées, pour dégager des moyens financiers qui seront affectés à de nouvelles missions d’une brûlante nécessité.

Face au cataclysme économique et social engendré par cette crise, nous avons d’emblée pris certaines mesures fiscales visant l’exonération momentanée de diverses taxes et redevances (emplacements de parking, marchés, taxis, terrasses, friteries, clubs privés, agences de paris, séjours, installations foraines). Par ailleurs, l’envoi de l’ensemble des rôles de taxes est suspendu jusqu’au 1er septembre 2020 puis se fera de manière progressive à partir de cette date. Les projections actuelles chiffrent ces adaptations à un budget de 400.000 euros, engendrant de facto une diminution des recettes de la Ville à hauteur de ce montant.

Au-delà de ces mesures, nous menons également une réflexion plus profonde, notamment aux côtés de la Province du Brabant wallon, afin de mettre en place un véritable fonds de relance dont bénéficiera l’ensemble des secteurs affectés par cette crise sans précédent. En outre, nous déploierons une plateforme digitale pour améliorer la visibilité et l’attractivité de nos commerces que nous avons veillé à accompagner dans le cadre du déconfinement via diverses aides logistiques.

Il va de soi que le secteur culturel, lui aussi profondément touché, n’est pas absent de nos réflexions. Nous avons donc voulu établir, à notre niveau, avec nos artistes wavriens ainsi que les techniciens du spectacle, un réel dialogue afin d’entendre leur détresse et de préparer ensemble, avec le soutien de la Province, un programme culturel de déconfinement pour ces mois d’été. Les contraintes sanitaires nous imposent en effet de nous adapter et nous misons sur leurs talents conjugués pour contribuer, via leurs prestations, à la relance du commerce local et des établissements horeca mais aussi au retour tant attendu à la vie au sein de nos différents quartiers.

Nous devons être conscients que le déconfinement ne sera pas une « libération ». Tant que le virus circulera, il nous faudra réorganiser notre vie sociale, réinventer notre manière de vivre. La leçon de l’épidémie qui nous frappe est évidente : nous sommes en effet membres d’une collectivité et inextricablement reliés les uns aux autres. Nous ne pouvons l’oublier…

Je voudrais ici adresser toute mon admiration et ma reconnaissance à l’ensemble du personnel soignant pour son courage et son abnégation.

Je veux remercier tous ceux qui, durant le confinement, ont travaillé chaque jour pour nous accompagner dans notre quotidien, sans oublier bien sûr, vous tous, Wavriens, qui, dans votre grande majorité, respectez les consignes qui vous sont imposées depuis de si longues semaines.

Et que dire des nombreuses démarches citoyennes et des merveilleux gestes de solidarité qui se sont multipliés et qui font chaud au cœur…

Dans le contexte de déconfinement progressif que nous connaissons actuellement, je réitère le message diffusé par la Ville dès le 6 avril vous encourageant vivement à porter le masque comme mesure complémentaire à la distanciation sociale et aux gestes barrières. En effet, comme l’a confirmé le Conseil National de Sécurité, le masque sera un élément important du déconfinement.

Un déconfinement prudent et progressif qui a mené, ce 18 mai, à une réouverture partielle des écoles grâce au travail titanesque mené par les équipes pédagogiques, les services administratifs et techniques ainsi que les parents pour la mise en application des mesures sanitaires. Tout en garantissant bien sûr le service essentiel de garderie.

Certes, la situation actuelle est particulièrement dure mais nous voulons garder confiance et, en dépit de contraintes que nous ne pouvons maîtriser, nous voulons aller de l’avant et avec vous, défier l’avenir.

Valorisons l’image de notre Ville et clamons-le haut et fort : oui, nous sommes « bien à Wavre »…

Françoise Pigeolet

COVID-19. A lire… Important!

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Ces mesures sont prises par le Gouvernement fédéral et le Gouvernement wallon.

Pour voir les mesures, cliquez ICI

Inauguration de la nouvelle bibliothèque Maurice Carême

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Mesdames, Messieurs,

Chers amis de la lecture publique,

C’est avec une grande fierté, vous le comprendrez aisément, que je prends la parole aujourd’hui pour vous accueillir à cette inauguration tant attendue de notre nouvelle bibliothèque communale…

Un superbe écrin annexé au magnifique outil culturel, économique et événementiel qu’est notre Sucrerie. Et je dois vous avouer que je me félicite, en toute humilité, d’avoir, à l’époque, en tant qu’Echevine de la Culture, insisté pour que cette intégration stratégique soit prise en compte dans la conception du bâtiment. Je tiens d’ailleurs à remercier pour cette réalisation particulièrement qualitative les bureaux d’architecture ADE et Montois Partners, la société Strabag-Moury ainsi que Madame Thiry de Belfius qui nous a accompagnés tout au long de ce dossier.

Je vous invite à jeter un oeil dans le rétroviseur… et vous constaterez que l’histoire de notre bibliothèque communale fut loin d’être un long fleuve tranquille…

Elle naquit en 1885 dans la demeure de Monsieur DEVREUX, alors Président de l’extension de l’ULB, sous la forme… d’UNE armoire à livres…

Ces livres furent, au fil du temps, stockés dans divers endroits et notamment dans la caserne située dans la rue de Nivelles, avant d’être, durant la seconde guerre mondiale, misérablement entreposés, par terre et sous clé, dans une mansarde de la rue Lambert Fortune. L’Hôtel de Ville avait en effet été détruit par le bombardement de 1940 et l’administration qui avait dès lors cruellement besoin de locaux investit la caserne.

C’est après la Libération que des Amis de l’Extension de l’ULB décident de remettre sur pied la bibliothèque puis de céder le fonds à la Ville. La bibliothèque s’installe alors dans la salle de gymnastique de l’ancien Athénée qui avait été repris par la Ville et qui se situait à l’emplacement de l’actuelle Galerie des Carmes.

C’est de cette époque que date la réelle professionnalisation de la structure, même si les conditions d’exploitation de ce bel outil culturel relevaient alors, il faut bien le dire, d’un véritable parcours du combattant ! Pour l’anecdote, sachez qu’il n’y avait pas de budget pour le chauffage et que les pauvres bibliothécaires devaient se débrouiller pour alimenter le vieux poêle à bois…

C’était cependant sans compter sur la volonté et la détermination de personnes que je veux mettre à l’honneur et remercier au nom de la Ville pour le rôle capital qu’ils ont joué à ce moment crucial du développement de notre bibliothèque : Monsieur et Madame Albert Loicq ainsi que leur fils Guy, lequel y a œuvré pendant plus de 65 ans sans relâche, Monsieur Joseph Poche ainsi que Monsieur Jean Noël que je salue et qui, pour l’anecdote, une fois échevin, veilla à ce qu’un budget fut enfin dégagé pour le chauffage… Sans oublier les bénévoles de la première heure dont certains sont présents ce soir.

Mais l’histoire de notre bibliothèque ne s’arrête pas là ! d’autres déménagements successifs viendront s’ajouter avant qu’elle ne se pose, in fine, en 1979, dans la Galerie des Carmes où elle restera durant 40 ans… C’est à ce moment qu’elle se dota du nom de Maurice Carême, l’enfant du pays qui nourrissait pour sa ville natale un réel sentiment amoureux, comme peut en attester Madame Jeannine Burny, Présidente de la Fondation dédiée au poète, et que je remercie chaleureusement pour la belle collaboration que nous développons depuis de nombreuses années.

Il faudra donc finalement compter 9 déménagements successifs pour qu’enfin notre Bibliothèque puisse trouver sa place dans ce superbe lieu qu’est la Sucrerie.

58.000 livres qu’il fallut transporter vers ces locaux plus spacieux, plus modernes, plus lumineux, moins énergivores, qui donneront une nouvelle dimension et un nouveau souffle à des activités d’ores et déjà nombreuses et qualitatives.

Il m’importe donc de remercier toute l’équipe qui a su, sous l’égide de Catherine Pirart, responsable des bibliothèques communales, organiser de manière ordonnée et réfléchie ce déménagement. 

Sans oublier bien évidemment tous les précieux bénévoles qui les accompagnent depuis de nombreuses années.

Grâce à eux tous, le défi a été relevé…

Je voudrais également remercier chaleureusement pour son appui la Fédération Wallonie Bruxelles et j’en profite pour saluer la présence parmi nous de Monsieur Mathieu LALOT, représentant de Madame la Ministre Bénédicte LINARD, de Monsieur Simon LEUNIS, Inspecteur au Service Général de l’Inspection de la Culture, de Madame Diane Sophie COUTEAU, Directrice du Service de la Lecture publique, ainsi que de Madame Silvana MEI, Directrice de la Bibliothèque centrale du Brabant wallon.

L’espace qui nous réunit aujourd’hui a pour but de nous inviter à un moment de détente mais aussi de permettre qu’on s’y cultive au travers d’outils d’apprentissage et d’ouverture sur le monde. Car si le livre reste encore cet outil formidable, nous assistons cependant à une diversification des supports de lecture. Les prochains orateurs ne manqueront pas de revenir sur ce point…

Notre bibliothèque est un projet ambitieux et généreux, tourné vers la diversité des publics et le dialogue des cultures. Elle a une portée politique au sens le plus noble du terme, en cette époque où prolifèrent les populismes, les obscurantismes et les tentations de repli sur soi. Elle se veut un outil accueillant, ouvert à tous et à toutes les générations, un lieu de rencontre et d’échanges, un lieu de VIE où l’on se sent bien.

C’est pourquoi, il est très important de donner l’accès au livre dès le plus jeune âge et, par ce biais, de susciter un désir de connaissances. Le livre doit continuer à jouer un rôle pluraliste dans la circulation des idées, dans le plaisir de l’imaginaire tout en favorisant le plaisir des savoirs.

Lire c’est se donner la possibilité de s’armer, c’est se protéger d’un monde tourmenté, sous tension.

Marguerite YOURCENAR faisait dire à son Hadrien : « Fonder des bibliothèques, c’était encore construire des greniers publics, amasser des réserves contre un hiver de l’esprit qu’à certains signes, malgré moi, je voyais venir ».

Plus que jamais cette phrase doit résonner à nos oreilles…

Aussi, tant que nos greniers ressembleront à notre bibliothèque Maurice CAREME, tant que la lecture sous toutes ses formes restera accessible à tous publics, nous disposerons du meilleur vecteur pour que l’hiver de l’esprit ne s’installe jamais.

Bienvenue à la Bibliothèque Maurice CAREME : lisez, pensez, critiquez, rêvez, mais surtout vivez…

Merci pour votre attention.

Françoise Pigeolet

Inauguration de « La Sucrerie »

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Monsieur le Ministre–Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles ;

Mesdames les Ministres wallonnes et de la Fédération Wallonie Bruxelles ;

Messieurs les Ministres d’Etat ;

Monsieur le Gouverneur ;

Messieurs les Députés Wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles ;

Monsieur le Président du Collège provincial ;

Madame et Messieurs les Députés Provinciaux ;

Madame la Première Echevine, Madame et Messieurs les Echevins, Mesdames et Messieurs les Conseillers Communaux et de CPAS ;

Monsieur le Commissaire divisionnaire de la Police locale ;

Mesdames et Messieurs les Bourgmestres ;

Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités,

Bienvenue à vous tous,

Nous attendions ce moment depuis si longtemps…

Je voudrais donc vous dire toute l’émotion et la fierté qui sont les miennes et celles de l’ensemble du Collège communal, d’être aujourd’hui parmi vous pour l’inauguration de ce merveilleux bâtiment.

Pour une ville, inaugurer une telle infrastructure est un acte majeur.

Pour un bourgmestre, c’est, faut-il l’avouer, un privilège rare.

Votre présence, si nombreuse et si qualitative, atteste d’ailleurs bien du caractère exceptionnel de l’événement.

Fruit d’une longue gestation qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et mis à plusieurs reprises nos nerfs à rude épreuve, ce projet superbe mais compliqué a connu divers aléas qui eurent pour effet d’allonger les délais…

« Il n’y a pas de réussite facile… » disait Proust.

Cette fois, nous y sommes enfin !

Initié et présidé dans sa conception par notre ancien Bourgmestre, Charles Michel, puis concrétisé par une poignée de personnes que j’aurai tout à l’heure à cœur de remercier, ce hall culturel polyvalent constitue un instrument essentiel destiné à nous accompagner dans notre quête de développement.

Symbole de dynamisme dans une zone urbaine actuellement en pleine mutation, outil à la fois culturel, économique et événementiel, la Sucrerie est à la mesure de l’ambition que nous nourrissons pour Wavre.

Désormais tête de pont de notre Ville chef-lieu du performant Brabant wallon, elle constitue le signal d’une ville qui, au lieu de se recroqueviller, s’ouvre, entreprend, se modernise, innove.

Un message d’optimisme et de confiance en l’avenir adressé aux Wavriens mais aussi à l’extérieur.

En tant que fervente adepte de l’économie mauve, j’en suis convaincue :

Faire le pari de la culture tel que nous l’avons fait, c’est se tourner vers l’avenir et contribuer à de nouvelles dynamiques territoriales.

La culture a en effet déjà largement prouvé qu’elle pouvait être un véritable vecteur de croissance contribuant à la dynamique de l’économie générale d’une ville et d’une région en développant son attractivité.

Aux plus sceptiques qui pourraient nous reprocher notre audace, je rappellerai l’exemple de l’Islande qui connut en 2008 la pire crise financière de son histoire. La première mesure d’urgence prise par son Président fut de décréter la construction d’une salle de concert, pour relancer l’emploi mais aussi pour redonner de la confiance en l’avenir. Le projet du Louvre-Lens en France repose sur le même principe.

Car quoi qu’en pensent certains, un centre polyvalent n’est pas un luxe. C’est au contraire un instrument pour aller à la conquête de la croissance. C’est un enjeu vital pour une ville comme la nôtre que de créer l’événement, de montrer son dynamisme et d’attirer les talents.

Et vous me permettrez de détourner la phrase de Voltaire selon lequel « on peut juger du caractère d’un homme à ses entreprises » en affirmant que « l’on peut juger du caractère d’une ville à ses réalisations ».

Fruit d’une véritable volonté politique, ce lieu que nous avons voulu pluriel sera certes amené à répondre aux attentes de la population wavrienne mais aura, de par ses qualités techniques, une portée qui dépassera largement nos frontières communales.

Il m’importe ici de remercier solennellement la Province du Brabant wallon pour le soutien financier important qu’elle a apporté au projet. Le rayonnement du Hall, espace complémentaire à l’offre existante dans notre province, concernera en effet tous les Brabançons.

Je vous invite à présent à découvrir notre Sucrerie dont le nom, vous vous en doutez, n’a pas été choisi au hasard…

Il fait en effet à la fois référence au passé industriel et économique du lieu puisque c’est ici même qu’était implantée l’ancienne sucrerie Naveau qui ferma ses portes en 1975, mais il suggère également toute la douceur des gourmandises culturelles qu’il nous sera donné d’y découvrir…

La Sucrerie, lieu d’ouverture et de rassemblement, lieu de passerelles alliant culture et économie, trait d’union entre tous les publics, peut donc désormais prendre son envol…

Rien cependant n’aurait été possible sans l’implication et le travail de nombreuses personnes que j’ai ici à cœur de remercier, exercice toujours périlleux, tant je crains d’oublier quelqu’un… Je remercie donc :

  • les élus de la mandature actuelle mais également de la précédente, conseillers et échevins, qui ont décidé de soutenir ce projet ;
  • le Collège provincial du Brabant wallon ;
  • les agents de l’administration communale qui ont accompagné le dossier ;
  • les architectes des bureaux  ADE Architects et Montois Partners Architects qui ont conçu ce superbe outil : Messieurs Jean Mathieu, Marc Stryckman, Sébastien Lemaître et Thierry Trenchant ;
  • pour la société LAVALIN spécialisée en Stabilité et Techniques spéciales : Messieurs Freddy Poncelet et Marc Coppen ;
  • pour la société ARTSCENO responsable de la scénographie : Monsieur Philippe Warrand et Madame Clémentine Lebret ;
  • pour l’ Entreprise générale  STRABAG/ MOURY : Messieurs Jean-Louis Decock, André Martin, Hasan Kocak, Thomas Paris, Philippe Junius, Bruno Dupont, Othmane Bari et Eric Coucke ;
  • pour le Bureau d’étude en stabilité BSOLUTIONS : Monsieur Fabian Pirard ;
  • pour la société NIZET, sous-traitant en Electricité : Messieurs Quentin Lebacq et Sébastien Bidoul ;
  • pour la société PUTMAN, sous-traitant en scénographie : Messieurs Benoît Bourez et Johan Deboever ;
  • pour la Banque Belfius : Mesdames Vanessa Thiry et Delphine Rose-Belle ;

Je remercie également Le Réseau d’Energie de Wavre (REW) et notamment son Directeur, Monsieur Roger le Bussy,

ainsi que TVCom, notre télévision communautaire, pour la réalisation des capsules.

Et enfin,

  • Merci à l’équipe de la Régie Communale Autonome Wavrienne : Monsieur Stéphane Laloux, Mesdames Marianne Mignon et Virginie Favart, sous la direction administrative et financière de Monsieur Stéphane Crusnière ;
  • Merci à notre Première Echevine, Madame Anne Masson, par ailleurs Présidente de la RCA, qui, avec une vigilance constante, a assuré le suivi du dossier et du chantier.

Et je terminerai en remerciant l’équipe qui fera vivre notre Sucrerie et lui permettra de prendre son envol, à savoir : Mesdames Anne Ledent et Céline Nogaret ,  Messieurs Jean-Christophe Leurquin, Romain Goossens, Julien Goovaerts et Thomas-Tristan Luyckx .

Cette équipe est pilotée par un directeur qu’il n’est plus besoin de présenter : Patrick de Longrée.

Merci à vous tous, Mesdames et Messieurs, d’avoir rendu possible ce moment.

Pour clore cette inauguration, je veux vous dire à quel point je souhaite que les Wavriens s’approprient ce lieu qui prend vie aujourd’hui. Cette maison imposante est en effet la leur. Elle est une vitrine digne de notre Ville et de son potentiel, le signe de sa bonne santé économique et culturelle.

Certes, les murs sont dressés, mais le travail n’est pas terminé…

A nous, à vous d’utiliser cet outil formidable et de le faire vivre !

Les bâtiments publics sont bien plus que des pierres esthétiquement assemblées. Ils sont des espaces d’expression et de création de la société. Un lieu tel que celui qui nous accueille aujourd’hui n’a de sens qu’en fonction de sa capacité à fédérer, à porter des valeurs qui sont des leviers d’identité, de cohésion sociale, de mobilisation collective.

Bon vent donc à La Sucrerie, symbole du développement de notre ville de Wavre, telle que nous l’aimons et telle que nous la rêvons…

Merci à tous pour votre présence.

Je déclare ouverts les espaces de La Sucrerie et je vous invite à les découvrir.

Bonne visite…

Françoise Pigeolet

Lancement du Parc de l’Europe

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Bonjour à tous,

Je suis très honorée d’être associée au lancement du Parc de l’Europe, ce projet qui verra la réhabilitation de ce site industriel wavrien appelé depuis près d’un demi-siècle

« LE SITE PHILIPS ».

Historienne de formation, j’ai souvent à cœur de rappeler l’histoire des choses et en l’occurrence celle du site qui nous accueille aujourd’hui. En effet, l’ex chancre où nous nous trouvons hébergea une usine Philips pendant près de 40 ans. A l’époque, cette usine pouvait se targuer d’être l’une des plus qualitatives de la célèbre marque hollandaise.

L’usine de Wavre faisait en effet partie des leaders européens en matière d’alimentation électronique. Elle était même très à la pointe en matière de système d’automatisation. C’est elle également qui inonda le monde de pièces destinées au montage de robots, d’appareillages médicaux, d’ordinateurs, de photocopieurs, de systèmes d’information ou de centraux téléphoniques. Bref, nous pouvions dire qu’un réel fleuron de l’électronique sévissait à Wavre.

Environ 400 personnes y travaillaient et près de deux cents familles en vivaient, sans parler des retombées indirectes.

Malheureusement, des choix s’opérèrent et l’annonce par le groupe Philips de sa volonté de se retirer de Wavre sonna le début d’une douloureuse restructuration.

Une restructuration incomprise, d’autant que le cahier de commandes lui était bien rempli !

Rien n’y fit et la revente du site fut finalement conclue avec la division Europe du holding Cherokee International. Malgré tout, une partie des emplois furent sauvés

En 2008, à la suite de diverses acquisitions, l’entreprise changea de nom pour s’appeler désormais Mitra. Malheureusement, l’histoire se répéta et le 17 mars 2010, plus ou moins 200 travailleurs furent licenciés et l’entreprise déclarée en faillite.

Après ce rappel certes douloureux pour bon nombre de travailleurs, vous ne m’en voudrez pas de me réjouir aujourd’hui de ce nouveau départ.

D’emblée, je remercie la Société BVI, et tout spécialement Monsieur Meers, pour ce nouvel investissement dans notre Ville, investissement qui participera dès demain à la création de nombreux emplois et permettra une reconversion qualitative de cet ancien espace industriel qui fit notre fierté avant de devenir un lieu de désolation, abandonné et squatté.

Le projet qui nous réunit aujourd’hui, parc d’activités mixte fonctionnel, durable et qualitatif, répond à une réelle demande économique. Il s’est essentiellement fixé sur des espaces flexibles de bureaux et de co-working, de logistique et de stockage.

Une offre est également réservée aux start up, aux petites et moyennes entreprises, pouvant bénéficier d’espaces modulables aux coûts partagés.

Il est cependant vrai que ce projet n’a pas, de suite, suscité l’unanimité, mais engendra au contraire l’inquiétude chez d’aucuns et notamment chez certains commerçants ébranlés par le volet commercial que BVI comptait y développer.

 A cet effet, et Monsieur Meers peut en attester, je tiens à réaffirmer haut et clair (car des messages bien différents ont été et sont encore véhiculés…) que le souci premier du Collège Communal fut précisément de mettre au centre du projet les préoccupations des commerçants de notre centre-ville.

Dès le départ (et vous nous avez entendus…), nous avons en effet scrupuleusement insisté pour éviter une concurrence avec le centre-ville et c’est d’ailleurs sur base de nos désidératas que plusieurs types de magasins ont ainsi été écartés, tels la vente de biens de consommation relatifs à l’équipement de la personne, ou l’horeca.

Rappelons par ailleurs que le projet propose des superficies de commerces qui ne peuvent être accueillies en centre-ville et seront destinées essentiellement à la vente d’équipements courants et semi-courants lourds dont l’offre est déficitaire dans notre bassin de consommation.

Un projet complémentaire donc et non concurrentiel avec le centre-ville, bien loin du pseudo centre commercial que, selon certains, nous voulions y voir s’implanter.

Il est bon, parfois, de remettre les pendules à l’heure… comme il est opportun de rappeler que la volonté de la Ville est bien de faire aboutir le PCAR destiné à pérenniser les activités commerciales déjà exercées depuis de nombreuses années dans le zoning sud.

Je souhaiterais in fine saluer la concorde qui est intervenue entre commerçants, riverains et promoteurs, afin de trouver un terrain d’entente pour lever la procédure de recours devant le Conseil d’Etat.

C’est la force du compromis qui aura permis de venir conforter ce que nous avions, de notre côté, déjà implémenté en amont avec le promoteur.

Il n’est pas de territoire attractif et dynamique sans une économie forte.

Notre volonté est bien de veiller au maintien d’un contexte favorable aux entrepreneurs, pourvoyeurs d’emplois.

Wavre, plus que jamais, a l’ambition de se maintenir comme pôle économique voire même comme technopôle, et nous avons à coeur de mettre en place un terreau favorable aux pépinières d’entreprises.

Je ne voudrais pas être plus longue, le projet parlant de lui-même, mais je souhaiterais vous redire ma conviction que le futur Parc de l’Europe qui se concrétisera bientôt contribuera à une  vitalisation accrue de notre  zoning sud et permettra le développement de notre tissu d’entreprises en favorisant l’émergence de nouveaux acteurs économiques auxquels je souhaite bon vent sur notre terre wavrienne.

Je vous remercie pour votre attention.

Françoise Pigeolet

Libération de la Ville de Wavre – septembre 1944

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Au nom du Collège et du Conseil communal, je suis heureuse et très honorée d’accueillir aujourd’hui à Wavre la délégation des Welsh Guards dans le cadre de la commémoration du 75ème anniversaire de la libération de Wavre en septembre 1944, libération qui fut précisément rendue possible grâce à l’intervention courageuse du 2ème Bataillon des Welsh Guards de l’armée anglaise.

Il nous importe en effet de rendre hommage à ces valeureux soldats mais aussi à ces résistants locaux, ces hommes et femmes de l’ombre, grâce auxquels Wavre a pu retrouver sa dignité.

Je remercie pour leur présence les anciens Wavriens qui ont vécu cette sombre période et qui se sentent tout particulièrement concernés par cette commémoration.

Bon nombre d’entre nous, c’est vrai, n’avons pas connu la guerre et, depuis 75 ans, sans finalement en mesurer l’importance et sans bien nous en rendre compte, nous vivons dans un pays en paix et bénéficions des bienfaits de la liberté.

Ce n’est donc que justice que nous prenions conscience des souffrances endurées chez nous durant cette période sombre de notre histoire et que nous adressions notre reconnaissance à ceux qui ont sauvé notre Ville.

 

Septembre 44. La Belgique toute entière vit des heures d’espoir dans l’attente de sa libération…

Espérance et angoisse mêlées cependant, car si les armées allemandes se replient en désordre, elles jalonnent fréquemment leur fuite de meurtres et d’incendies.

Comme bien d’autres villes et villages, Wavre elle aussi connaîtra cette atmosphère troublée, elle qui, le 6 août, soit un mois auparavant, avait perdu son bourgmestre, Alphonse Bosch, assassiné par les rexistes.

 

75 années se sont désormais écoulées. L’heure est aujourd’hui au souvenir et à la mémoire.

 

4, 5, 6 septembre 1944.

Trois jours de peur, d’espoir, de combats et enfin de joie…

 

Permettez-moi de vous inviter à un petit voyage dans le temps…

Depuis le 1er septembre, des convois allemands de plus en plus denses traversent Wavre quasi sans arrêt. Une véritable débandade !

3 septembre,

Des troupes allemandes sans commandement, errent dans la ville pour tenter d’obtenir de la nourriture. Des groupements isolés circulent un peu partout. Certains se rendent. Parfois même, des soldats solitaires sont abattus sans combattre, par des civils embusqués.

4 septembre,

Bruxelles est libérée mais la situation à Wavre reste critique…

Revêtus de leur salopette blanche, les résistants de l’Armée secrète qui jusque-là avait multiplié les actes de sabotage (voies de chemins de fer, lignes téléphoniques) et qui assuraient l’information et la coordination avec les troupes anglaises et américaines opèrent désormais en plein jour mais avec la plus grande prudence pour débusquer les Allemands en repli cà et là dans la ville.

Les ponts du Christ et de l’avenue Auguste Mattagne sont dynamités par les Allemands, soucieux de protéger leur fuite. Le souffle de l’explosion, d’une rare violence, emporta toutes les constructions dans un rayon de 50 mètres.

NB : les 2 quartiers avaient déjà été bombardés en mai 40.

Un blindé allemand descend la rue de Namur et incendie les dernières maisons du bas de la rue. Puis, il s’acharne sur des immeubles de la place du Sablon (place Bosch à partir du 17/9/44).

Un carnage inutile (des incendies et un pompier wavrien tué) en représailles de quelques coups de feu tirés dans leur direction par quelques inconscients.

Au début de l’après-midi, on annonce que les Anglais sont proches de Wavre, à Notre-Dame au Bois, et que les Américains avancent vers Ohain.

En soirée, une pluie d’obus lancés par les Allemands depuis l’aérodrome de Beauvechain s’abat sur Wavre pendant ¾ d’heure.

Le plus souvent terrée dans les caves, la population vit ces moments dans l’angoisse.

Des foyers d’incendie se déclarent un peu partout ; de nombreuses maisons sont devenues inhabitables, obligeant leurs occupants à se réfugier chez des voisins.

Durant la nuit, des patrouilles de résistants sillonnent la Ville à la recherche de soldats allemands embusqués

5 septembre,

Convaincus qu’il n’y a plus d’Allemands dans les parages, des Wavriens inconscients commencent à sortir leur drapeaux, prêts à accueillir les Alliés et à fêter leur libération.

C’est hélas prématuré !

Vers 14h : la surprise est totale ! c’est une colonne de blindés allemands qui entre dans Wavre… engendrant un affolement général. Les drapeaux sont retirés précipitamment et la population se réfugie dans les habitations.

Les soldats de cette colonne, la 9ème SS Panzer Division qui se dirige vers Louvain, sont particulièrement nerveux du fait qu’ils ne peuvent traverser la Dyle.

Guidés par un rexiste local, les chars allemands réussissent à la franchir par le petit pont des papeteries de Basse-Wavre resté intact, tandis que certains soldats se retranchent dans le séminaire (actuel collège ND) et la papeterie.

Wavre, il faut le rappeler se situe dans le secteur américain. Hélas, les soldats US connaissent le 5 septembre un retard causé par les combats à Mons et des difficultés d’approvisionnement en carburant.

Deux résistants wavriens issus de l’Armée secrète (Albert Loicq et Norbert Patiny) décident alors de prendre par les champs pour se diriger vers Bruxelles afin de trouver de l’aide.

Sur leur chemin, ils tombent sur le 2ème Bataillon des Welsh Guards basé à ND au Bois et leur lancent un véritable appel au secours.

Avec insistance, ils réussissent à les convaincre de faire mouvement vers Wavre avec pour mission de dégager la ville et ce, en dépit du fait que notre ville n’était pas dans leur secteur et que leurs hommes n’avaient que peu dormi depuis plusieurs jours.

Ce furent donc eux nos libérateurs…

Sous les ordres du Major FOWKE, en fin d’après-midi, ils arrivent par la chaussée de Bruxelles et passent la voie ferrée sous les acclamations des riverains.

Un char anglais (un Cromwell) se place au carrefour de l’école St Jean-Baptiste. Il doit immédiatement faire face à l’arrivée d’un camion SS chargé d’une douzaine d’hommes. Le camion stoppe au milieu de la rue de Bruxelles et est visé par un obus. Ayant eu le temps de s’éjecter du véhicule et de s’engouffrer dans la rue de l’hôtel, les soldats sont pris au piège par un char anglais situé rue Lambert Fortune. 2 SS seront tués et 3 blessés.

Peu après, un Panzer allemand, établi sur l’autre rive de la Dyle, au carrefour du Fin Bec, tire sur le char Cromwell anglais. Un membre de l’équipage est tué. Il s’agit du caporal George Ernest FARDOE âgé de 24 ans. Les 4 autres membres de l’équipage seront blessés.

Ameutés par le bruit, d’autres Panzer se placent au Fin Bec. Dans l’enfilade de la chaussée de Bruxelles, des Cromwell interviennent par des tirs précis en leur direction, les amenant à interrompre le combat et à remonter vers Namur par l’avenue Reine Astrid.

Au même moment, soldats anglais et membres de l’Armée secrète se dirigent vers Basse-Wavre et le Séminaire où sont embusqués des Allemands. Les combats se solderont par le décès du soldat de 1ère classe HUGUES. Alors que le chef de la section ainsi que 3 de ses compagnons d’armes étaient blessés, en réaction, il s’était mit immédiatement en position de tir avec son arme antichar (Piat) et avait visé un blindé ennemi avant d’être devancé et tué d’un éclat dans la tête.

Ce combat se soldera in fine par la reddition en nombre de soldats allemands réfugiés dans la papeterie et persuadés que les tirs leur étaient destinés. Un soldat anglais et 3 soldats allemands perdirent la vie dans cet affrontement, ainsi que 2 civils qui observaient les combats sur le seuil de leur porte et qui furent tués d’une même balle.

En début de soirée, le calme revient. Les Welsh Guards ont libéré totalement notre Ville.

Ils ne s’y attarderont cependant pas. Récupérant leurs blessés et leur matériel, ils retournèrent en effet vers Bruxelles.

6 septembre

Les renforts américains retardés, à savoir la 2ème Division blindée US, pénètrent dans la ville. La population leur réserve un accueil triomphal.

Wavre, libérée malgré ses ruines, peut enfin respirer… les habitants peuvent donner libre cours à leur joie et la ville connaît une liesse populaire indescriptible.

Les heures qui suivirent furent cependant moins joyeuses pour quelques rexistes et collaborateurs notoires qui furent promenés dans les rues sous les huées…

 

Nous connaissons la grandeur et le sang versé par la résistance mais aussi par ces soldats venus se battre pour libérer Wavre, une terre qu’ils n’avaient vraisemblablement jamais foulée, pour défendre une cause qu’ils savaient plus importante qu’eux, celle de la liberté et de la démocratie.

Nous ne pouvons oublier les sacrifices consentis et c’est avec une sincère reconnaissance qu’au nom de notre Ville et de ses habitants, je tiens à saluer leur combat. C’est aussi pour que triomphent les valeurs qu’ils défendaient que nous veillons précieusement à les transmettre aux générations futures.

C’est pourquoi nous avons décidé d’exposer dans le cloître de l’Hôtel de Ville des photographies d’époque qui vous plongeront ou vous replongeront dans l’atmosphère de ces journées décisives.

Merci encore à tous pour votre présence.

Françoise Pigeolet

 

Charles Legrève

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Pour poursuivre cette séance solennelle, vous me permettrez d’aborder à présent un volet  quelque peu exceptionnel, en l’occurrence la mise à l’Honneur d’une personnalité particulièrement sympathique et attachante, Monsieur Charles Legrève, qui va fêter ses 100 ans le 1er août prochain. Je souhaite bien entendu associer à mes propos l’ensemble des membres du Collège communal ainsi que le président de l’Association des Groupements patriotiques de Wavre, Marcel Ongena.

Depuis la récente disparition de notre Ami Charles Baras à l’âge de 98 ans, Charles Legrève est le dernier survivant des prisonniers de guerre wavriens de la Deuxième Guerre Mondiale.

Né au hameau de Stadt, Charles a terminé ses études primaires à l’école communale des garçons de Wavre, avant d’apprendre le métier de modeleur sur bois à l’école professionnelle de Court Saint-Etienne. Son diplôme obtenu, il est engagé aux Usines Henricot.

Amateur de football et de balle pelote, il apprécie aussi tout particulièrement la musique. Il joue d’ailleurs du bugle dans la fanfare wavrienne « Les Amis Réunis ».

Le 31 janvier 1938, il entame son service militaire au Régiment des Forteresses de Namur, pour une période de service de 18 mois.

Malheureusement pour lui et pour bon nombre d’autres miliciens de l’époque, en mai 1939, en écho aux bruits de guerre, ils sont maintenus sous les drapeaux. Sans jamais avoir été démobilisé, Charles connaîtra ainsi la campagne des 18 jours de 1940 à l’issue de laquelle il sera fait prisonnier par les Allemands à Oostkamp et déporté au Stalag XIII C de Hammelburg, sous le matricule 34.702.

Le plus souvent à son corps défendant et dans de très mauvaises conditions de vie, il passera sa captivité à travailler en Kommandos dans les usines pour l’industrie de guerre allemande.

Vers le 10 avril 1945, il sera libéré par l’armée du Général Patton, mais ce n’est que le 2 mai 1945, qu’il rentrera en train à Ottignies, soit 7 ans et 3 mois après avoir entamé son service militaire…

Comment concevoir aujourd’hui que bon nombre de jeunes de sa génération eurent à affronter une telle épreuve qui a anéanti la belle insouciance de leur jeunesse…

Le 18 mai 1946, Charles se marie avec Lucienne Demolder, une jeune fille de Bierges, sa chère épouse hélas aujourd’hui disparue.

Du fait d’une blessure à la main, notre futur centenaire n’a jamais pu reprendre son métier. Il entreprit dès lors de suivre des études de comptabilité qui lui permirent d’exercer, pendant 32 ans, un emploi à l’agence wavrienne de la Banque Nationale de Belgique.

Parallèlement à sa vie professionnelle, Charles a toujours eu le souci de rendre service à la collectivité, ce qui l’amènera à exercer la fonction de Secrétaire de la Commission d’Assistance Publique de Bierges pendant 22 ans et, ensuite, de poursuivre cette tâche en qualité de Conseiller au CPAS de Wavre pendant 13 ans. Dans cette dernière fonction, il fut amené à remplacer le Président pendant 6 mois.

Maca de naissance et Biergeois de cœur, taquin, spirituel, profondément sensible, il est aussi un ami fidèle comme le prouvent notamment les liens qui l’unissaient à notre ancien bourgmestre Charles Aubecq.

Est-il par ailleurs nécessaire de rappeler le rôle essentiel joué par Charles Legrève en matière patriotique ?

Jamais, depuis sa création, il n’a cessé de jouer un rôle actif au sein de la Fédération Nationale des Anciens Prisonniers de Guerre (FNAPG/FB). Il y a exercé entre autres la fonction de Trésorier National et, ensuite, de Président National.

Actuellement, à l’aube de ses 100 ans, Charles est toujours Président National Honoraire de la FNAPG/FB, Président de la section de Wavre et du Groupement Provincial du Brabant Wallon. En outre, il est Vice-Président de l’Association des Groupements Patriotiques de Wavre (A.G.P.W.) et membre de la Fédération Nationale des Combattants (FNC) de Wavre.

Le 15 mars dernier, le Collège communal de Wavre a décidé de lui conférer le titre honorifique de Citoyen d’Honneur de la Ville de Wavre. Je rappelle qu’il est la deuxième personnalité de notre Ville à recevoir ce titre, décerné, il y a quelques années, pour la première fois, à Marcel Godfroid.

En effet, les membres du Collège ont estimé que cette distinction est amplement méritée en raison de son parcours de vie exemplaire et eu égard, d’une part, à son inébranlable et constant engagement en faveur du « Devoir de Mémoire » notamment auprès des jeunes générations, et d’autre part par son action au profit de celles et de ceux qui, pour des raisons diverses, se sont retrouvés en situation de précarité ou d’indigence.

De tout cœur, au nom de la Ville de Wavre, félicitations et merci à ce grand Monsieur et à cette belle personne qu’est Monsieur Charles Legrève.

 

Françoise Pigeolet

Bourgmestre de Wavre